le petit farfouillet« Cela fait des années que je participe à des brocantes et que je chine des bonnes affaires chez des particuliers. C’était un bon moyen de gagner un peu d’argent pour boucler les fins de mois. Avec la naissance de mon premier enfant, j’ai eu envie de créer ma propre entreprise pour sortir de ma situation précaire et pourvoir la transmettre un jour à mon fils. C’est comme ça que m’est venue l’idée de créer ma boutique de revente de biens d’occasion. Comme je ne viens pas de ce monde-là, j’avais un peu peur de ne pas être pris au sérieux avec mon projet mais j’ai eu la chance d’être bien entouré. C’est d’abord la boutique de gestion qui m’a aidé à construire mon prévisionnel et à structurer mon projet. J’ai ensuite rencontré Pierre Seuzaret de Centre Ain Initiative pour travailler sur le financement. Avec les banques ça n’a pas toujours été simple et je redoutais que mon projet soit bloqué. M. Seuzaret a pris le temps de comprendre mon parcours et mon projet pour construire la solution de financement adaptée à mes besoins et à ma situation. Il a cru en moi et m’a accompagné dans mes démarches pour convaincre les financeurs. Il m’a mis en relation avec M. Gilbert Protière du « Parcours Confiance » de la Caisse d’épargne et j’ai pu compter sur lui pour m’aider à débloquer la négociation bancaire. Il m’a également bien aidé à préparer mon passage en comité, je manquais un peu de confiance et j’appréhendais ce moment. Grâce à ses conseils, j’ai pu convaincre le comité que mon projet méritait d’être soutenu. J’ai pu bénéficier d’un prêt d’honneur NACRE de 3 000 €, d’une subvention Idéclic de 3 000 € et d’une garantie FAG sur mon emprunt bancaire de 6 500 €.

Aujourd’hui j’ai pu concrétiser mon rêve et ouvrir ma boutique. Elle s’appelle « Le petit Farfouillet » parce que mon fils est né en pleine brocante du plateau. J’ai commencé l’activité au mois de septembre 2016. Ce n’est pas évident de devenir chef d’entreprise, il y a beaucoup de chose à gérer et à anticiper. Heureusement Centre Ain est resté à mes côtés au-delà du soutien financier. M. Seuzaret m’avait recommandé pour être parrainé par un bénévole de l’association. Finalement, ce n’est pas un mais deux parrains qui me conseillent pour la gestion de ma boutique. J’ai rencontré Mme Gavand et M. Treiber, parrain-marraine bénévoles, dans les locaux de Centre Ain une première fois au mois d’octobre et on se voit une fois par mois depuis. Ils prennent le temps d’écouter mes problèmes avant de me conseiller et d’établir un plan d’action à réaliser pour le rendez-vous suivant.

A Centre Ain, j’ai rencontré des professionnels à l’écoute qui m’ont tout de suite pris au sérieux et qui m’ont permis de prendre confiance en moi pour réaliser mon projet. Je suis très heureux que le soutien de l’association dépasse l’aspect financier avec le parrainage. Même si ce n’est pas facile, je sais que j’ai plus de chance de réussir maintenant. »